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GAETAN DESCHAMPS (Auteur, Parolier...)

GAETAN DESCHAMPS (Auteur, Parolier...)

Découvrez ici les mots, poésies et paroles de Gaëtan DESCHAMPS

VIENS ET DANSE !

Texte : Gaëtan Deschamps / Dessin Marie Boschat

Texte : Gaëtan Deschamps / Dessin Marie Boschat

VIENS & DANSE !

 

J'en ai soupé des mirages tendres nimbés de nuits sans fins, à élaborer des superbes, à vénérer les saints. Les saints de Dieu, les seins de chair, j’en ai payé le prix fort, pour donner vie aux courants d’airs, tu sais j’ai redoublé d’efforts.

 

Je t’écris par le vin de l‘ivresse car il faut s’enivrer sans trêve. Je t’écris de l’évidence sur laquelle on se trouve. Je t’écris du ronron reptilien de mon sexe délaissé. Je t’écris pour narguer mes éjaculations orphelines sur les soirs de solitudes… Je t’écris pour tes fièvres tombées comme un déluge, du vide à l’allégresse, tu as joué les transfuge. Allez vas y transfigure moi dans mon bordel sans nom, toi mon petit hasard, toi ma révolution. 

 

Ouvre moi tes bosses, délivre moi des plaies. Viens, viens, je te sens, je te veux comme un animal sauvage puisant sa force dans l’eau des sources vulnérables. A deux nous sommes un, à deux nous sommes un, à deux nous sommes un, à deux nous sommes un million. Un million d’extases, un million de possibles. Allez viens pilonner la monotonie du jour. Viens me murmurer la tendresse d’un mot cru, viens redessine moi ton âme d’enfant étincelle de sourire. 

 

Je te fais déesse du feu, gardienne des danses de la joie. Danse, danse, danse… Danse mon petit funambule, danse mon petit souffle, c’est par ton soupir sur ma peau que tu caresses mes premiers pas. A chaque coup de reins l'absolu visite nos visages de clowns endiablés, souffle de piste aux étoiles... 

 

Ta débauche me chevauche et la mienne est aux anges. Ça tombe bien, ils sont paraît il rieurs ce soir les anges, ils nous surveillent… 

 

Ils délaissent leurs trompettes pour des guitares électriques, troquent leurs cantiques pour des poésies païennes. Jouons nous du temps et des âges. 

 

On n'est pas sérieux quand on a dix huit ans ! Dix huit ans d'écart ! Ô le péché ! Ô le zeste d'amours incestueuses… Non tu es une tueuse d'inceste. C'est par ton sortilège que je deviens un homme. 

 

Tu es une gitane, déesse des roulottes, voleuse de tapis volants à quatre roulettes ! Ta peau est ridée par les soleils éteints que je salive à rallumer. Esmeralda ! Danse ! Danse !  Dandine, dorlote et dodeline ! Danse ! Danse en cadence sur la dépouille de mon spleen !

 

 

dimanche 17 septembre 2017

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